Ca fait bien longtemps que je n'ai pas donné de nouvelles et pour cause, je suis en cybhernation depuis que mon ordinateur a rendu l'âme, un beau samedi matin alors que je (re)commençais tout juste à m'atteler à mon mémoire. A mon avis, c'est un signe du destin, et je ne devrais peut-être pas m'acharner;)
Donc voilà un mois que je suis privée de Skype et de msn!
La vie mexicaine suit donc son cours avec son lot de soucis matériels (pas de gaz pendant 5 jours, ça rime avec douche froide et salade de thon), de surprises informatiques (pour sauvegarder, il faut faire CTRL+G comme guardar et pour rechercher, c'est CTRL+B comme buscar. Ca ne s'invente pas), ses aspects folkloriques (à côté de l'ascenseur, il est écrit : "ne pas utiliser en cas de séisme ou d'incendie"), ses churros et ses jus d'oranges bien sûr (même si je commence à avoir l'estomac dissout - et non dissolu - à force d'en boire à tous les coins de rue).
Côté climat, je ne vais pas pouvoir vous narguer très longtemps : la saison des pluies a commencé. Du coup la température est redescendue (enfin, je vous rassure, on ne tombe quand même pas en-dessous des 20°...) et je me demande si je ne devrais pas entrer en hibernation. J'ai peut-être même déjà commencé parce que mon collègue me surnomme Marmotita. Aurais-je l'air fatigué dès le matin??? D'ailleurs, demain matin, j'ai une visioconférence avec la France à 6h30, décalage horaire oblige… Je risque de ne même plus ressembler à une marmota mais plutôt d'être d'humeur cocodrilesque (voui, crocodile se dit cocodrilo…) !
La vie mexicaine suit son cours et surtout suit sa route. Parce qu'ici, en dehors des heures passées à convaincre le propriétaire de payer une vieille facture de téléphone pour que la ligne soit rétablie, à trouver un réparateur de machine à laver, de pompe à eau, et un fournisseur de gaz pour remplir la réserve, on passe surtout beaucoup de temps sur les routes. Faire 1h30 de transport pour arriver au travail paraît tout à fait normal aux Mexicains. Passer ¾ d'heures dans le métro pour arriver au concert de Jamie Cullum (excellent jazziste anglais), regarder un DVD (pirate, cela va sans dire) chez des amis, aller à un apéro ou se régaler à un dîner vin-fromage, c'est bien le minimum. Sinon, ça ne compte pas.
Sans parler des we où l'on décide du jour au lendemain de partir à 3, 4 ou 5h de route.
Mieux vaut compter en heures de route et pas en kilomètres, ici. Entre la pluie battante, les embouteillages à la mesure de la concentration de la population (20 millions d'habitants dans l'agglomération de Mexico), et l'état des routes, mieux vaut avoir de la patience. Au retour de Morelia, dans l'état du Michoacan, dimanche dernier, on a croisé sur la voie rapide 2 hommes (l'un sur le dos de l'autre), un cageot et un arbre. Sans compter le camion de matériels dangereux qui nous a dépassé par la droite à 130km/h. Alors parfois, ça se termine mal. Il y a deux semaines dans la nuit, un chauffard nous a accrochés à 3h. Notre conducteur et 2 des passagers ont dû rester négocier jusqu'à 7h30 du matin pour finalement devoir se déclarer responsables de s'être fait rentrer dedans alors que l'autre bagnole nous dépassait en plein carrefour. Cherchez l'erreur. Si vous rajoutez à cela mon collègue qui est de traviole depuis qu'un bus lui est rentré dedans il y a quelques jours, ça vous donne une idée de la sécurité sur les routes mexicaines (sans parler des piétons qui n'existent tout simplement pas. J'ai un casse-tête chinois à vous soumettre : comment faire pour traverser à un rond-point sachant que les voitures soit vont tout droit soit tournent et qu'il n'y a pas de feu pour les piétons?). Alors c'est vrai que les appels réguliers au civisme sous forme de panneaux sur le bord de la route ("Obéissez aux panneaux" et "Ne maltraitez pas les panneaux") me font doucement rigoler maintenant.
La route est longue, mais…le jeu en vaut la chandelle. Les paysages sont magnifiques : déserts de cactus dans le nord, montagnes embrumées à la sortie ouest de Mexico, grandes plages désertes sur la côte Pacifique. Je ne regrette pas le trajet Zihuatanejo – Acapulco. Après avoir passé le we de Pâques à cramer sur la plage un peu, à faire la fête pas mal, à dormir dans un hamac beaucoup, et à écouter le sous-commandant Marcos en personne et encagoulé, avec sa pipe et son discours zapatisto-communisto-altermondialiste (voir les vidéos), on a pris le bus le long de la côte, des plages désertes où le Pacifique se déchaînait tout seul, des palmeraies tout en passant au milieu de tout petits villages. Enfin on respire un peu, hors de la capitale saturée de population, d'animation, de circulation et de pollution.
Donc voilà un mois que je suis privée de Skype et de msn!
La vie mexicaine suit donc son cours avec son lot de soucis matériels (pas de gaz pendant 5 jours, ça rime avec douche froide et salade de thon), de surprises informatiques (pour sauvegarder, il faut faire CTRL+G comme guardar et pour rechercher, c'est CTRL+B comme buscar. Ca ne s'invente pas), ses aspects folkloriques (à côté de l'ascenseur, il est écrit : "ne pas utiliser en cas de séisme ou d'incendie"), ses churros et ses jus d'oranges bien sûr (même si je commence à avoir l'estomac dissout - et non dissolu - à force d'en boire à tous les coins de rue).
Côté climat, je ne vais pas pouvoir vous narguer très longtemps : la saison des pluies a commencé. Du coup la température est redescendue (enfin, je vous rassure, on ne tombe quand même pas en-dessous des 20°...) et je me demande si je ne devrais pas entrer en hibernation. J'ai peut-être même déjà commencé parce que mon collègue me surnomme Marmotita. Aurais-je l'air fatigué dès le matin??? D'ailleurs, demain matin, j'ai une visioconférence avec la France à 6h30, décalage horaire oblige… Je risque de ne même plus ressembler à une marmota mais plutôt d'être d'humeur cocodrilesque (voui, crocodile se dit cocodrilo…) !
La vie mexicaine suit son cours et surtout suit sa route. Parce qu'ici, en dehors des heures passées à convaincre le propriétaire de payer une vieille facture de téléphone pour que la ligne soit rétablie, à trouver un réparateur de machine à laver, de pompe à eau, et un fournisseur de gaz pour remplir la réserve, on passe surtout beaucoup de temps sur les routes. Faire 1h30 de transport pour arriver au travail paraît tout à fait normal aux Mexicains. Passer ¾ d'heures dans le métro pour arriver au concert de Jamie Cullum (excellent jazziste anglais), regarder un DVD (pirate, cela va sans dire) chez des amis, aller à un apéro ou se régaler à un dîner vin-fromage, c'est bien le minimum. Sinon, ça ne compte pas.
Sans parler des we où l'on décide du jour au lendemain de partir à 3, 4 ou 5h de route.
Mieux vaut compter en heures de route et pas en kilomètres, ici. Entre la pluie battante, les embouteillages à la mesure de la concentration de la population (20 millions d'habitants dans l'agglomération de Mexico), et l'état des routes, mieux vaut avoir de la patience. Au retour de Morelia, dans l'état du Michoacan, dimanche dernier, on a croisé sur la voie rapide 2 hommes (l'un sur le dos de l'autre), un cageot et un arbre. Sans compter le camion de matériels dangereux qui nous a dépassé par la droite à 130km/h. Alors parfois, ça se termine mal. Il y a deux semaines dans la nuit, un chauffard nous a accrochés à 3h. Notre conducteur et 2 des passagers ont dû rester négocier jusqu'à 7h30 du matin pour finalement devoir se déclarer responsables de s'être fait rentrer dedans alors que l'autre bagnole nous dépassait en plein carrefour. Cherchez l'erreur. Si vous rajoutez à cela mon collègue qui est de traviole depuis qu'un bus lui est rentré dedans il y a quelques jours, ça vous donne une idée de la sécurité sur les routes mexicaines (sans parler des piétons qui n'existent tout simplement pas. J'ai un casse-tête chinois à vous soumettre : comment faire pour traverser à un rond-point sachant que les voitures soit vont tout droit soit tournent et qu'il n'y a pas de feu pour les piétons?). Alors c'est vrai que les appels réguliers au civisme sous forme de panneaux sur le bord de la route ("Obéissez aux panneaux" et "Ne maltraitez pas les panneaux") me font doucement rigoler maintenant.
La route est longue, mais…le jeu en vaut la chandelle. Les paysages sont magnifiques : déserts de cactus dans le nord, montagnes embrumées à la sortie ouest de Mexico, grandes plages désertes sur la côte Pacifique. Je ne regrette pas le trajet Zihuatanejo – Acapulco. Après avoir passé le we de Pâques à cramer sur la plage un peu, à faire la fête pas mal, à dormir dans un hamac beaucoup, et à écouter le sous-commandant Marcos en personne et encagoulé, avec sa pipe et son discours zapatisto-communisto-altermondialiste (voir les vidéos), on a pris le bus le long de la côte, des plages désertes où le Pacifique se déchaînait tout seul, des palmeraies tout en passant au milieu de tout petits villages. Enfin on respire un peu, hors de la capitale saturée de population, d'animation, de circulation et de pollution.
Quoique l'on a de la végétation tout à côté de la maison puisque quand je donne des indications pour arriver chez moi, ça donne : "Carrillo Puerto 73, au coin avec Miguel Angel de Quevedo, c'est la maison juste après le premier palmier à gauche". Si c'est pas la classe, ça;)
Je ne vais pas vous embêter plus longtemps avec les infrastructures mexicaines. Je ferais mieux de m'adresser directement à la DDE locale. Je sens que le sujet du prochain épisode, ce seront les présidentielles mexicaines qui déchaînent les passions ici !
P.S : les campusards, j'exige un rapport détaillé du dîner, de la remise des diplômes et de la desinté !
Je ne vais pas vous embêter plus longtemps avec les infrastructures mexicaines. Je ferais mieux de m'adresser directement à la DDE locale. Je sens que le sujet du prochain épisode, ce seront les présidentielles mexicaines qui déchaînent les passions ici !
P.S : les campusards, j'exige un rapport détaillé du dîner, de la remise des diplômes et de la desinté !
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