domingo, 30 de septiembre de 2007

El Grito

El Grito, c'est le cri de l'indépendance que lança Miguel Hidalgo le 16 septembre 1810 dans la petite bourgade de Dolores (état de Guanajuato) pour exhorter les Mexicains à se défaire du joug de la couronne espagnole. Le prêtre, pas très orthodoxe, fut excommunié moins d'un mois après son coup d'éclat pour "hérésie, apostasie et sédition". S'ensuivit une décennie de combats sanglants entre rebelles et armée espagnole au terme de laquelle le vice-roi espagnol accorda au Mexique son indépendance. Le général Agustín de Iturbide qui contrôlait l'armée se fit proclamer empereur en 1822, l'année suivant l'indépendance, sous le nom d'Augustin 1er, mais ne fit pas long feu puisqu'il fut déposé un an plus tard. Ce furent alors les débuts chaotiques de la république fédérale. L'héroïsme d'Hidalgo, ainsi que celui des autres figures de l'indépendance (Allende, Guerrero, Morelos, Aldama, Jimenez,...), est commémoré lors de la fête nationale qui a lieu le 15 septembre. Pour l'occasion, les Mexicains se déguisent en Mexicains : moustache teinte en vert, blanc et rouge, boucles d'oreilles et faux-cils tricolores, trompettes en plastique, sombreros, tous les coups sont permis. Les rues sont décorées aux couleurs du pays, mon quartier se transforme en fête foraine.








Et le soir, dans chaque ville et chaque delegación (arrondissement), les élus locaux lancent le fameux cri : "Viva Hidalgo", "Vivan los heroes de la independencia", "Viva México", auquel la foule répond "Viva". Il paraît que le grito original, c'était "Viva México, cabrones", ce qui veut "Vive le Mexique, cons". Je soupçonne qu'Hidalgo avait des origines toulousaines. Le tout se termine en hymne national et en feu d'artifice. Cette année, l'organisation du grito sur le Zócalo de Mexico a pris des allures de règlement de compte politique entre le président Calderón et son adversaire aux élections de 2006 Andrés Manuel Lopez Obrador (AMLO). Pour éviter des incidents violents, ils sont finalement tombés d'accord pour que le candidat perdant donne le grito en début de soirée et le président à l'heure officielle, 23h.

Une photo de la soirée déguisement - gastronomie mexicaine (notre hôte nous avait mijoté de délicieux petits plats...). Je crois que même comme ca, je ne faisais pas illusion. En tout cas, c'est dommage qu'on ne voit pas les santiags de Renaud, parce qu'en plus de la moustache, du sombrero et du chapelet, ca faisait sensation.



Le lendemain, ce fut au tour des Francais de faire cocorico. Renaud m'a emmenée en moto voir le match de rugby France - Namibie à l'Alliance Francaise de Polanco où se retrouvait le tout Mexico francophone amateur de rugby et dénué de télé.

3 comentarios:

Caro et Charles dijo...

Que tu es belle, avec tes longs cils !
Bises,
Caro, fidèle au poste

Camexico dijo...

Snif, heureusement que tu es là, Caro... Jme sens seule sur ce blog!

Unknown dijo...

Mais non tu n'es pas seule ! nous ca nous a fait bien plaisir d'avoir enfin de vrai explications sur le grito parce qu'à part le fait bien sympa de crier "viva mexico cabron" le plus fort possible, on n'était pas trop calées sur le grito et ses origines ...
j'espere que ca se passe toujours bien à Mexico !
bises
Colombe