En 1910, cent ans après le cri de l'indépendance, la révolution mexicaine éclate à l'appel de Francisco Madero. L'insurrection saisit tout le pays qui veut mettre fin au régime de Porfirio Díaz. Le président en place depuis 33 ans est à l'origine de l'industrialisation du pays, mais il musela la presse, interdit toute opposition politique et favorisa un régime de grands propriétaires au détriment des paysans et ouvriers.
Il fallut 7 ans pour parvenir à la promulgation d’une constitution et 10 ans pour stabiliser le pays en proie à une guerre civile sanglante. Avant qu'Alvaro Obregón ne parvienne au pouvoir, se sont succédés à la tête du pays Madero, Huerta et Carranza. Aucun d'eux ne put venir à bout des dissensions entre les différents courants révolutionnaires. Parmi les grandes figures de la révolution et les plus radicaux, on peut citer Emiliano Zapata, originaire de l'état de Morelos, et Pancho Villa, du nord du pays, assassinés respectivement en 1919 et 1923.
Il fallut 7 ans pour parvenir à la promulgation d’une constitution et 10 ans pour stabiliser le pays en proie à une guerre civile sanglante. Avant qu'Alvaro Obregón ne parvienne au pouvoir, se sont succédés à la tête du pays Madero, Huerta et Carranza. Aucun d'eux ne put venir à bout des dissensions entre les différents courants révolutionnaires. Parmi les grandes figures de la révolution et les plus radicaux, on peut citer Emiliano Zapata, originaire de l'état de Morelos, et Pancho Villa, du nord du pays, assassinés respectivement en 1919 et 1923.
La guerre civile aura tué 1,5 à 2 millions de Mexicains, soit 1/8è de la population de l'époque.
Dans son ouvrage Diego et Frida, J.M.G. Le Clézio dit de la révolution mexicaine qu'elle "est la première révolution sociale qui annonce celle de la Russie et marque le début des temps modernes. C'est un mouvement spontané qui parcourt l'ensemble du pays, parce que les paysans en sont les vrais acteurs".
En effet, pour les classes populaires, l'indépendance du pays n'a rien changé à leur situation. "La révolution qui éclate à l'appel de Madero n'est pas une flambée de violence gratuite. Elle est impérieuse est tragique, une vague née de l'abus des Conquérants et du viol de la conscience indienne, gonflée d'une nécessité vieille de quatre cents ans."
Après le chaos, dans la décennie qui suit, "la capitale mexicaine est devenue tout à coup ville ouverte. [...] Une ville où bouillonnent la création, l'invention, la nouveauté. Aucune ville sans doute n'aura été aussi révolutionnaire, synonyme de phare pour les peuples opprimés de l'Amérique. […] Toutes les idées et les illusions de ce temps juvénile naissent à Mexico et nulle part ailleurs : l'art populaire, la renaissance indienne, la croyance dans une ère nouvelle où les peuples opprimés du Sud se verraient enfin rendre justice par les puissances privilégiées du Nord."
En effet, pour les classes populaires, l'indépendance du pays n'a rien changé à leur situation. "La révolution qui éclate à l'appel de Madero n'est pas une flambée de violence gratuite. Elle est impérieuse est tragique, une vague née de l'abus des Conquérants et du viol de la conscience indienne, gonflée d'une nécessité vieille de quatre cents ans."
Après le chaos, dans la décennie qui suit, "la capitale mexicaine est devenue tout à coup ville ouverte. [...] Une ville où bouillonnent la création, l'invention, la nouveauté. Aucune ville sans doute n'aura été aussi révolutionnaire, synonyme de phare pour les peuples opprimés de l'Amérique. […] Toutes les idées et les illusions de ce temps juvénile naissent à Mexico et nulle part ailleurs : l'art populaire, la renaissance indienne, la croyance dans une ère nouvelle où les peuples opprimés du Sud se verraient enfin rendre justice par les puissances privilégiées du Nord."
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