Du troisième sommet le plus haut du Mexique à la plage, j'ai connu une douce chute ces dernières semaines!
Iztaccihuatl (Puebla), 5230 mètres
Renaud (v. photo deux articles plus bas) a eu tort de me demander mes chaussures de marche. Ou plus exactement de me préciser l'usage qu'il allait en faire. Parce que du coup, je me suis agrégée au groupe et il a fait l'ascension de l'Iztaccihuatl en Caterpillar. Je n'ai pas résisté à la tentation de renouveler l'expérience de janvier : les paysages sont à couper le souffle et j'avais bien envie d'arriver plus haut que la dernière fois.
Samedi 30 juin, le GET (Global Expedition Team) se réunit donc à 7h00 pour rallier en voiture le point de départ de la randonnée. Le G de Global n'est pas volé: le groupe de 14 comprend 3 Autrichiens, 4 Mexicains, 1 Anglo-Mexicain, 1 Franco-Anglais, 1 Franco-Marocaine, 1 Franco-Américaine, 1 Norvégien, 1 Indien et 1 Francaise. Le T de Team non plus : Paco et Peter, qui ont monté l'expédition, ont du matériel en rab pour tout le monde, et ce n'est pas du luxe : lampes frontales, gants, butagaz,... Finalement, leurs sacs pèsent le double des nôtres. Moi j'ai survécu grâce aux collants de ma coloc, à la couverture de Javier, au bonnet de Peter et à la lampe de Paco.
Pour que vous situiez mieux l'itinéraire, voici une photo où l'on voit nettement la forme de femme allongée qu'a le volcan. La tête est à gauche et les pieds à droite. Les genoux dépassent tout juste les 5000m et la poitrine culmine à 5230m.
Iztaccihuatl (Puebla), 5230 mètres
Renaud (v. photo deux articles plus bas) a eu tort de me demander mes chaussures de marche. Ou plus exactement de me préciser l'usage qu'il allait en faire. Parce que du coup, je me suis agrégée au groupe et il a fait l'ascension de l'Iztaccihuatl en Caterpillar. Je n'ai pas résisté à la tentation de renouveler l'expérience de janvier : les paysages sont à couper le souffle et j'avais bien envie d'arriver plus haut que la dernière fois.
Samedi 30 juin, le GET (Global Expedition Team) se réunit donc à 7h00 pour rallier en voiture le point de départ de la randonnée. Le G de Global n'est pas volé: le groupe de 14 comprend 3 Autrichiens, 4 Mexicains, 1 Anglo-Mexicain, 1 Franco-Anglais, 1 Franco-Marocaine, 1 Franco-Américaine, 1 Norvégien, 1 Indien et 1 Francaise. Le T de Team non plus : Paco et Peter, qui ont monté l'expédition, ont du matériel en rab pour tout le monde, et ce n'est pas du luxe : lampes frontales, gants, butagaz,... Finalement, leurs sacs pèsent le double des nôtres. Moi j'ai survécu grâce aux collants de ma coloc, à la couverture de Javier, au bonnet de Peter et à la lampe de Paco.
Pour que vous situiez mieux l'itinéraire, voici une photo où l'on voit nettement la forme de femme allongée qu'a le volcan. La tête est à gauche et les pieds à droite. Les genoux dépassent tout juste les 5000m et la poitrine culmine à 5230m.
Départ du parking à 4000m d'altitude en fin de matinée.
Après 2h30 de montée, nous arrivons au refuge à 4700m, 10 minutes avant qu'il ne se mette à neiger et grêler. Je n'ai pas envié les suivants qui sont arrivés trempés, par le froid qu'il faisait...
Il en fallait davantage pour en refroidir certains : trois d'entre nous sont repartis presque immédiatement pour enregistrer l'itinéraire du lendemain sur un GPS puisque le chemin n'est pas tracé sur le premier troncon. Et une autre est revenue en arrière pour aider les suivants. Sur la photo, on voit le refuge, et au-delà, le début du trajet du dimanche.
Le refuge est assez précaire. Du coup, certains randonneurs préfèrent planter leur tente à l'extérieur.
Le temps finit par s'arranger, ce qui permet au GET d'aller profiter des paysages et se dégourdir les jambes. Certains ont voulu confirmer que la décision de la FIFA d'autoriser à nouveau les matchs de foot à La Paz en Bolivie (3640m) était parfaitement raisonnable et ont donc organisé une petite partie à 4700m (ca suppose quand même qu'il y en a un qui a porté le ballon...).
Le E de Expedition, on le mérite aussi. Lever 3h30 du matin après une courte et mauvaise nuit en raison de l'altitude et de la raréfaction de l'air dans un petit refuge où dorment autant de randonneurs. Départ à 4h avec les lampes frontales. Nous sommes 10, 7 du GET, 2 Américains et 1 Basque Espagnol. J'ai eu du mal à passer le point où je m'étais arrêtée la dernière fois. Mais globalement, j'ai un peu moins eu le vertige : la neige permettait d'accrocher mieux le sol et de nuit, de toute facon, je ne voyais pas le vide! Nous sommes arrivés à 5h30 au Genou, juste au-dessus de 5000m. Nous recomptons les troupes et nous rendons compte que l'on est 11, cherchez l'erreur. Voici une vue depuis ce point, mais sur le chemin du retour, vers 9h du matin. Le Popocatepetl fumait abondamment.
La suite, ce fut comme du gâteau. Finie l'escalade à main nue, il suffisait de suivre la ligne de crête, les pieds dans la neige toute fraîche. Evidemment, il nous restait quelques montées éprouvantes, mais je me sentais complètement à l'aise. Nous avons marché tout le long de la jambe de l'Iztaccihuatl (il va sans dire que la majorité masculine ne s'est pas privée de filer la métaphore au sujet de cet itinéraire sensuel) et traversé un glacier en slalomant entre les crevasses. J'étais troisième de la file indienne et celui qui me suivait a brusquement senti sa jambe s'enfoncer... Nous sommes remontés sur la crête en longeant un deuxième glacier au moment où le soleil se levait. Une vue grandiose sur une mer de neige, le Popocatepetl qui fumait d'un côté, toute la vallée de l'autre et au loin, la Malinche (volcan qui culmine à 4500m). Nous ne nous sommes pas attardés au sommet, la Poitrine, parce qu'il faisait très froid. [Pendant ce temps-là, ma coloc sirotait des mojitos à Cuba par une chaleur étouffante.]
Je n'ai pas encore récupéré de photos du sommet. Ce n'est même pas sûr que nous en ayons parce que beaucoup de batteries se sont déchargées à cause du froid.
Après 6h de montée et 3h de descente, nous sommes de retour à la mi-journée au parking et au complet. Je n'ai jamais autant savouré un tacos qu'à ce moment-là.
Je n'ai pas encore récupéré de photos du sommet. Ce n'est même pas sûr que nous en ayons parce que beaucoup de batteries se sont déchargées à cause du froid.
Après 6h de montée et 3h de descente, nous sommes de retour à la mi-journée au parking et au complet. Je n'ai jamais autant savouré un tacos qu'à ce moment-là.
Il va de soi que j'ai eu des courbatures très douloureuses les trois jours qui ont suivi (la dernière fois que j'avais fait de l'exercice, c'était...en janvier, en montant sur l'Iztaccihuatl) et comme la dernière fois, je me suis promis de me remettre au sport...
Paricutín (Michoacán), 2800 mètres
Gersende a atterri le lendemain pour profiter de 15 jours de vacances avant de prendre sa casquette de cheftaine et encadrer un camp de Guides. Elle est restée en pointillés à la maison puisqu'elle est partie en vadrouille un peu partout.
Je l'ai rejointe le we suivant à Morelia, une ville coloniale dans l'état du Michoacán à l'ouest du Mexique. Nous avons également visité Patzcuaro avant d'arriver le dimanche soir à Angahuan, un village habité par des Indiens de la communauté purepecha. Les enfants apprennent l'espagnol seulement quand ils vont à l'école donc il est un peu compliqué de communiquer avec les plus jeunes d'entre eux.
Le village, très pauvre (routes en terre et maisons précaires), vit principalement du tourisme généré par le Paricutín, un volcan qui est sorti de terre en 1943.
Nous nous sommes retrouvées un peu par hasard à loger chez l'habitant. Puis à partager quelques tequilas avec un groupe de jeunes Mexicains qui avaient passé 48h à picoler et devaient reprendre la route deux heures plus tard quel que soit leur état.
Nous sommes parties à 7h le lendemain matin, pour être sûres d'être revenues dans l'après-midi avant la pluie.
Tout le dénivelé, 400m, est concentré à la fin, pour monter le cône du volcan et arriver sur le cratère.
Nous avons regagné Uruapán lundi en fin d'après-midi. La ville ne vaut pas vraiment le détour. Et faute d'hôtel digne de ce nom (on avait le choix entre payer le prix fort et un hôtel de passe franchement sinistre), nous avons fort sagement décidé de nous faire un bon gueuleton et rentrer de nuit à Mexico pour passer un mardi tranquille à Coyoacán.
Acapulco (Guerrero), nivel del mar
Gersende a indéniablement des amis très bien. Surtout quand ceux-ci ont des amis qui vivent à Acapulco, station balnéaire la plus proche de Mexico, sur la côte Pacifique Sud. Et encore plus quand lesdits amis d'amis ont des parents qui ont une maison de vacances à Acapulco avec vue sur la baie, piscine et employée de maison qui fait les courses et la cuisine (la maison était, aux dires de l'ami d'ami, vétuste...).
Le revers de la médaille, c'est que pour parer à toute éventualité jet-setteuse, il a fallu que j'emporte des chaussures à talon et que je m'entraîne à les porter au préalable. J'ai donc passé un jeudi assez instable au boulot...
L'arrivée à Acapulco a été légèrement chaotique d'un point de vue logistique : Gersende a loupé son bus au départ de Cuernavaca et la valise de Julie (en VIE à Guanajuato et qui nous rejoignait de Monterrey) n'a pas pris la correspondance (je salue sa présence d'esprit d'avoir mis son maillot de bain dans son bagage à main). Mais Enrique et sa femme nous ont accueillies de facon adorable, nous ont donné des adresses hype pour sortir et nous ont installées dans la maison sus-mentionnée.
Pour ne pas manquer à nos obligations mondaines, nous avons fait un tour dans une boîte fresa d'Acapulco. Mais je dois avouer que j'ai laissé les talons au fond de mon sac. De toute facon, faute de valise, Julie était en tongs. Gersende est donc passée en tête à l'entrée, pour donner le change, et nous, on s'est faufilées discrètement derrière. Pour une fois au Mexique, j'ai trouvé que la compétence féminine était franchement déloyale. Il y avait même des filles qui faisaient presque ma taille. Un scandale.
Le reste du week-end a été tranquille et très agréable : tour en bateau dans la baie d'Acapulco, farniente au bord de la piscine, discussions existentielles, baignades, jus de mangue et jus de goyave frais, cocktail de crevettes, ceviche de poisson, et bien entendu coups de soleil. Recto blanc et verso rouge. J'ai cramé en restant à l'ombre...
Le revers de la médaille, c'est que pour parer à toute éventualité jet-setteuse, il a fallu que j'emporte des chaussures à talon et que je m'entraîne à les porter au préalable. J'ai donc passé un jeudi assez instable au boulot...
L'arrivée à Acapulco a été légèrement chaotique d'un point de vue logistique : Gersende a loupé son bus au départ de Cuernavaca et la valise de Julie (en VIE à Guanajuato et qui nous rejoignait de Monterrey) n'a pas pris la correspondance (je salue sa présence d'esprit d'avoir mis son maillot de bain dans son bagage à main). Mais Enrique et sa femme nous ont accueillies de facon adorable, nous ont donné des adresses hype pour sortir et nous ont installées dans la maison sus-mentionnée.
Pour ne pas manquer à nos obligations mondaines, nous avons fait un tour dans une boîte fresa d'Acapulco. Mais je dois avouer que j'ai laissé les talons au fond de mon sac. De toute facon, faute de valise, Julie était en tongs. Gersende est donc passée en tête à l'entrée, pour donner le change, et nous, on s'est faufilées discrètement derrière. Pour une fois au Mexique, j'ai trouvé que la compétence féminine était franchement déloyale. Il y avait même des filles qui faisaient presque ma taille. Un scandale.
Le reste du week-end a été tranquille et très agréable : tour en bateau dans la baie d'Acapulco, farniente au bord de la piscine, discussions existentielles, baignades, jus de mangue et jus de goyave frais, cocktail de crevettes, ceviche de poisson, et bien entendu coups de soleil. Recto blanc et verso rouge. J'ai cramé en restant à l'ombre...
Gersende est à présent partie au nord du Mexique avec ses Guides.
Du coup, je reste tranquillement à Mexico ce week-end. J'ai d'ailleurs beaucoup apprécié le repas chez Nathalie hier soir : magrets de canard et pommes de terre revenues dans la graisse dudit canard. Un régal. Demain, je devrais voir la grande expo sur Frida Kahlo au Palais des Beaux-Arts.
Je déguste ce mois de juillet à bien des égards!
Du coup, je reste tranquillement à Mexico ce week-end. J'ai d'ailleurs beaucoup apprécié le repas chez Nathalie hier soir : magrets de canard et pommes de terre revenues dans la graisse dudit canard. Un régal. Demain, je devrais voir la grande expo sur Frida Kahlo au Palais des Beaux-Arts.
Je déguste ce mois de juillet à bien des égards!
5 comentarios:
ah bah au moins, quand tu annonces des nouvelles, c'est pas de la rigolade! chapeau pour le sommet après 6 mois sans sport, pas sûre que ce soit à la portée de tout le monde!
ici, après quelques jours corrects pour faire illusion, il fait à nouveau moins de 20° et il pleut comme vache qui pisse... ça m'afflige. d'autant que je rentre tt juste d'un petit WE en provence sous le soleil :)
bises,
caro
Fidèle entre les fidèles, Caro :)
Rassure-toi, ici aussi il pleut sans arrêt, j'ai juste choisi des photos prises au bon moment!
Et moi que restait toute fière d'un petit GR20, qui soidisant est trés dur ... j'ai eu des ampoules et froid pour toi à la lecture de ton post ! Chapeau bas ! Respect !
Je viens de me farcir la lecture comlplète de ton blog qui a été un vrai dépaysement ! Une once de vacances dans un gramme de brutes où, pour reprendre l'xpression fidèle de Caro, il pleut, pleut, pleut ... et pas que sur nantes ! Je prévois un petit BBQ ce soir - under the rain - cela a du charme, non ? Je t'embrasse et merci pour cette belle excursion matinale. il est teps que j'aille activement faire semblant de bosser ! Chloé
Salut Cam!
Très bien le petit rappel à l'ordre pour la MAJ du blog, ça m'évite d'avoir 3 mois de retard sur les événements et quels événements...j'hallucine encore et toujours! le raid de malade dans la montagne, les petites soirées bien arrosées et maintenant Gerse et toi en VIP à Acapulco. Pffffffff y en a qui ont de la chance...
Juste une petite précision au sujet de l'Iztaccihuatl: il faisait froid et c'était fatigant, certes, mais il ne faut pas surestimer la difficulté technique. Aux dires de certains, il s'agit d'une "caminata", une promenade, en fait. Pour moi c'est insurmontable parce que j'ai déjà le vertige au bord de la mer...
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